Napoléon, le retour

Napoléon dans les Hautes-Alpes

 

Le 5 mars après avoir quitté Malijay, Napoléon se dirige vers Gap, but de sa prochaine étape. Vers midi, il déjeune à Sisteron. En début d’après midi, il entre dans les Hautes-Alpes et fait une première halte au Poët debant la maison du maire face à l’église. 

Puis, il poursuit sa route jusqu’à Rourebeau sur la commune d’Upaix. Là une foule de 3 à 4 000 personnes l’attend réunie par le maire, César de Saint-Genus, resté fidèle à l’empereur.  Napoléon répondit à l’accueil du maire par ces mots :
« Je connais le bon esprit des Dauphinois. Je suis tranquille depuis l’heure où j’ai mis le pied sur le territoire des Hautes-Alpes ».

Vers les dix-sept heures Napoléon reprit la route, s’arrêta un instant à l’auberge des Vivas à Vitrolles puis gagna La Saulce. En sortant de ce village il retrouva d’anciens militaires à l’auberge des Piles et les salua, puis il rejoignit Gap par la plaine de Lachaup.

C’est vers les dix heures du soir que Napoléon rentra dans Gap où il coucha à l’auberge Marchand. Là il reçut le maire et son conseil municipal. Le lendemain 6 mars, Napoléon eut un entretien avec le secrétaire général de la préfecture Pierre-Antoine Farnaud et rédigea sa proclamation aux habitants des Hautes et Basses Alpes.

En début d’après-midi, ce fut le départ pour Corps sa prochaine étape. Par le col Bayard et la vallée du Champsaur il gagna cette ville. A la Fare, village du Champsaur près de Saint-Bonnet, il fit une halte pour saluer le père d’un de ses grenadiers, un vieillard de 85 ans qui souhaitait voir l’empereur avant de mourir.

 

Le 7 mars Napoléon était à La Mure, puis fit face à Laffrey à un régiment royaliste. Là il dit : « Soldats ! Frères d’armes ! Je suis votre père l’Empereur de votre choix, tirez sur lui si vous avez le courage. »
Une ovation s’en suivit. Le soir Napoléon était à Grenoble, le 20 mars à Paris.